Combien de monarques rencontrerez-vous cet été?

André-Philippe Drapeau Picard: mercredi, 8 juin, 2016

Par Sonya Charest

En tant que passionnés du monarque, vous espérez sans doute en observer des dizaines et des dizaines de lors de vos sorties sur le terrain. Et c’est certainement ce qu’on vous souhaite. Cependant, dans ce domaine, aucune garantie! Si vous deviez revenir bredouille de vos sorties d’observation, ne vous découragez surtout pas. Vos données sont tout aussi précieuses pour la recherche. Voici pourquoi.

Le cycle annuel du monarque suit une phénologie particulière. Par exemple, vos sorties sur le terrain peuvent débuter dès que les asclépiades pointent leurs premières feuilles printanières. Mais, règle générale, cela se produit bien avant l’arrivée des femelles monarques prêtes à pondre leurs oeufs! Il est donc naturel que, lors de vos premières sorties d’observation sur le terrain, vous ne trouviez pas les oeufs et chenilles recherchés. Comme il n’est pas possible de prévoir avec précision le moment d’arrivée des premiers monarques, il vous faudra vous déplacer régulièrement pour découvrir les premiers oeufs.

Prenez en considération également que, tout au long de l’été, les générations successives de monarques permettent d’augmenter la taille de la population. Ce n’est donc pas parce que la première génération n’était pas présente sur votre site que vous ne trouverez pas de monarques plus tard en saison.

Ajoutez à cela la variation annuelle de la taille des populations (des années, elles sont vraiment très faibles) et vous comprendrez qu’il est absolument impossible de prévoir la présence ou non des monarques sur vos sites Mission monarque.

Mais ce sont vos visites régulières, celles où vous aurez observé ou non des monarques, qui permettront aux chercheurs de mieux connaître la distribution de l’espèce et sa phénologie.

Un zéro dans la case servant à noter la présence du roi des papillons en dit beaucoup! Ne l’oubliez surtout pas.

Finalement, il est bon de rappeler que Mission monarque a pour but de décrire et pointer les meilleurs habitats de reproduction à préserver. Les sites où on trouve de l’asclépiade et qui ne sont pas fréquentés les monarques, même lorsque l’espèce est présente en grand nombre, apportent un éclairage important. Les chercheurs ont besoin de ces données pour mieux les étudier et pour bien cibler les interventions de conservation.

Votre grand défi, cher participant, sera de vous convaincre de l’importance de vos visites régulières sur vos sites, quels qu’en soient les résultats. De notre côté, nous le sommes. Votre participation est essentielle! Merci!

 
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