Plus qu’une simple observation!

André-Philippe Drapeau Picard: mardi, 27 août, 2019

À l’ère de l’information et des technologies mobiles, il est plus facile que jamais d’immortaliser les spectacles que nous offre la nature. Saviez-vous qu’en partageant ces observations d’espèces animales, végétales ou autres, vous pouvez participer à l’avancée des connaissances scientifiques?

par André-Philippe Drapeau Picard, coordonnateur de Mission monarque  

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Laissons les monarques dans leur habitat

André-Philippe Drapeau Picard

Les monarques sont parfois prélevés dans leur habitat naturel pour être élevés en captivité. Plusieurs éleveurs veulent ainsi aider cette espèce en péril. Toutefois, il n’est pas certain que cette activité aide vraiment les monarques, au contraire…

par André-Philippe Drapeau Picard, coordonnateur de Mission monarque  

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Pourquoi sauver le papillon monarque?

André-Philippe Drapeau Picard: mercredi, 22 mai, 2019

À travers l’Amérique du Nord, on investit des ressources considérables pour protéger le papillon monarque, dont les populations migratrices ont largement diminué depuis 20 ans. Mais pourquoi se donne-t-on autant de mal? Une seule espèce vaut-elle tous ces efforts?

par André-Philippe Drapeau Picard, coordonnateur de Mission monarque  

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Quelle est l’asclépiade préférée du monarque?

André-Philippe Drapeau Picard: mercredi, 27 février, 2019

 

 

 

En Amérique du Nord, il y a plus de 90 espèces d’asclépiades, dont quatre sont indigènes au Québec. Les femelles du papillon monarque sont-elles davantage attirées par certaines espèces d’asclépiades pour pondre leurs œufs? Des chercheurs ont mené deux expériences pour répondre à cette question.

 

par André-Philippe Drapeau Picard, coordonnateur de Mission monarque

 

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Les monarques s’en sont allés

André-Philippe Drapeau Picard: mardi, 12 février, 2019

Fidèles à leur instinct, les monarques ont pris le chemin du Mexique. La migration automnale est une grande aventure à laquelle on estime que seule la moitié des papillons survivent. Avec les changements climatiques, leur défi est encore plus grand…

par André-Philippe Drapeau Picard, coordonnateur de Mission monarque

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Le Blitz 2018 en chiffres

André-Philippe Drapeau Picard: mardi, 11 septembre, 2018

Le Blitz 2018 s’est tenu du 28 juillet au 5 août. Cette année encore, ce fut un succès! Grâce à celles et ceux qui ont partagé leurs observations de monarque et d’asclépiades pendant cette période, nous avons fracassé les records de l’an dernier. Voici quelques statistiques qui témoignent de l’énergie investie par les participants de Mission monarque pendant le Blitz.

par André-Philippe Drapeau Picard, coordonnateur de Mission monarque

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C’est le nombre d’asclépiades qui ont été examinées pour y trouver des chenilles. C’est plus du double de l’an dernier! Comme le monarque ne pond que sur cette plante, il est essentiel d’en connaitre la répartition pour trouver son habitat critique. Il est donc important de rapporter ses observations d’asclépiades, même si on ne trouve pas de monarque!

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Ça, c’est le nombre de chenilles qui ont été observées sur les asclépiades. C’est près de dix fois plus que l’an dernier! En effet, les monarques sont très abondants cet été. C’est bon signe, mais ça ne veut pas dire que la population est rétablie. N’oublions pas qu’en décembre dernier, au Mexique, la même population était à son plus bas en trois ans.

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Il s’agit du nombre participants. En d’autres mots, c’est vous! Vous avez été près de deux fois plus nombreux que l’an dernier à nous soumettre vos observations.

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Finalement, voici le nombre d’endroits où des observations ont été faites. Ces endroits sont répartis dans sept provinces canadiennes et neuf états américains. Pas mal! Plus grand est le territoire couvert par vos observations, meilleure est notre connaissance de la répartition du monarque et de l’asclépiade durant sa période de reproduction.

Le Blitz 2018 est terminé, mais les monarques seront encore parmi nous pendant encore quelques semaines avant d’entreprendre leur migration vers le Mexique! Gardez l’œil ouvert et continuez à partager vos observations en grand nombre jusqu’à la fin de l’automne.

Le Blitz est une initiative de la Commission de coopération environnementale. Il était organisé par l’Insectarium d’Espace pour la vie à Montréal, Environnement et Changement climatique Canada , Monarch Joint Venture, le Fish and Wildlife Service des États-Unis et de la Comisión Nacional de Áreas Naturales Protegidas du Mexique.

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Les monarques sont là!

André-Philippe Drapeau Picard: mercredi, 30 mai, 2018

Ils sont de retour! Le 2 mai dernier, la première observation canadienne de monarque pour 2018 a été faite. Le papillon a été vu au parc national de la Pointe-Pelée, au sud de l’Ontario. Comment se compare cette observation à celles des années précédentes? Voyons ce que disent les archives…

Par André-Philippe Drapeau Picard
Coordonnateur de Mission monarque

Monarque butinant sur une verge d’or (Solidago sp.). Photo: André Sarrazin

Au printemps, certaines personnes semblent prises de fièvre et adoptent des comportements étranges. On les voit déambuler dans les éclaircies, équipées de jumelles et de gros appareils photos, regardant tout autour comme si elles se sentaient surveillées. Ce sont les symptômes de la fièvre du monarque!

En effet, nombreux sont ceux qui attendent impatiemment le retour des monarques. Les papillons que nous avons vus partir à l’automne ont passé l’hiver au Mexique, dans les forêts de sapins oyamel. En mars, ils ont quitté ces sites d’hivernage pour entreprendre la migration vers le nord. Toutefois, les monarques qui arrivent au printemps au Canada ne sont pas ceux qui ont passé l’hiver au Mexique, mais leurs descendants nés aux États-Unis.

A marsh at Point Pelee.
Un marais dans le parc national de Pointe-Pelée.

Au Canada, les premières observations de monarques se font généralement Ontario. Dans l’Atlas des papillons de l’Ontario, qui contient plusieurs milliers d’observations de monarques, le tiers des premières mentions de cette espèce a été faite dans le parc national de Pointe-Pelée. Cela s’explique d’abord par le fait que ce parc est le point le plus au sud de cette province –et du Canada. Ensuite, puisque Pointe-Pelée s’avance dans le lac Érié, cela en fait l’endroit le plus étroit où traverser ce Grand Lac.

L’Atlas des papillons de l’Ontario comprend une cinquantaine années d’observations de monarques. En moyenne, les premières observations canadiennes se font le 13 mai, avec un écart-type de 20 jours. En voir un le 2 mai, comme cette année, est donc un peu tôt, mais pas extraordinaire. En effet, 11 des 48 premières observations répertoriées dans l’Atlas ont été faites en avril!

Et au Québec?

Au Québec, les monarques arrivent environ un mois plus tard. Selon les observations soumises à iPapillon, les premiers monarques sont vus autour du 13 juin. Qu’en sera-t-il cette année? Nous le saurons bientôt! Ouvrons l’œil…

Il est important de faire le suivi des espèces migratrices, surtout celles qui sont préoccupantes comme le monarque, pour anticiper les défis qu’elles pourraient rencontrer. Les changements climatiques, par exemple, peuvent décaler les migrations et accélérer la croissance des végétaux, causant un déphasage entre les migrants et leurs ressources alimentaires.

Toutes ces informations, d’une valeur inestimable, on les connait grâce à des milliers de passionnés comme vous qui partagent leurs observations sur des plateformes de science citoyenne comme Mission monarque. La fièvre du monarque, finalement, c’est une bonne chose!

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Baisse de 15% de la population du monarque

André-Philippe Drapeau Picard: lundi, 5 mars, 2018

 

Selon la dernière évaluation, la population du monarque de l’Est a diminué de près de 15% par rapport à l’année dernière. Ce constat préoccupant montre qu’il reste encore du travail à faire pour comprendre et protéger le monarque migrateur, qui est en voie de disparition.

Par André-Philippe Drapeau Picard
Coordonnateur de Mission monarque

Depuis un pic historique en 1997, la population de monarque de l’Est a diminué de 80%. Cette tendance, particulièrement observée sur les sites d’hivernage au Mexique, a alarmé les groupes environnementaux et les gouvernements des pays d’Amérique du Nord. Au Canada, le papillon a été désigné «espèce préoccupante» en 1997, puis «espèce en voie de disparition» en 2016. L’hiver 2013-2014 a été l’année la plus basse en terme de superficie, les monarques couvrant seulement 0,67 hectare. Cette année, les papillons ont occupé 2,48 ha, ce qui constitue la plus petite superficie en trois ans.

L’asclépiade commune, dont la chenille du monarque se nourrit, a largement décliné dans le Midwest américain.

Quel est le problème?

Les chiffres publiés aujourd’hui sont préoccupants. L’été dernier, les monarques étaient relativement abondants; on s’attendait donc à voir cette abondance se refléter sur la taille des populations au Mexique. Ceci laisse croire que le problème soit pendant la migration. Est-ce que la migration tardive de plusieurs monarques leur aurait nuit à ce point? Est-ce la conséquence d’événements météorologiques extrêmes sur le trajet? Il est trop tôt pour l’affirmer.

De façon générale, le déclin du monarque est attribué à plusieurs causes : pesticides, déclin de sa plante hôte l’asclépiade, coupes forestières, changements climatiques… Comme le papillon voyage sur de grandes distances en traversant des paysages très variés, il rencontre des obstacles de natures différentes. Cela représente un vrai casse-tête pour les chercheurs et les décideurs, qui doivent placer toutes les pièces ensemble pour arriver à mettre en place un plan de conservation efficace.

Une chose est sûre, c’est que les populations de monarque migrateur sont en déclin et que l’avenir de la migration du monarque n’est pas garanti. Des chercheurs ont récemment calculé que le risque de quasi-extinction de la population de l’Est s’élève à près de 60% sur un horizon de 20 ans, selon le pire des scénarios. Pour éviter cette situation, on vise une superficie de 6 ha dans les sites d’hivernage mexicains, soit plus du double de cette année.

Encore du travail

Ces chiffres montrent qu’il reste du travail pour comprendre et protéger le monarque. Pour y arriver, il faut continuer à faire des recherches et à protéger les habitats du monarque. C’est en affinant notre compréhension de la biologie du monarque et des facteurs qui influencent sa survie qu’il sera possible de lui conférer une protection efficace.

Réunion au sommet pour le monarque

André-Philippe Drapeau Picard: mardi, 13 février, 2018

Les participants à l’Atelier sur la recherche et la surveillance du monarque. Photo: Marie-Claude Rouillard (CCE)

Du 6 au 8 février se tenait à Montréal l’Atelier sur la recherche et la surveillance du monarque. Des experts de la conservation de ce papillon en provenance du Canada, du Mexique et des États-Unis étaient réunis pour constater l’état des connaissances et définir les priorités pour les recherches subséquentes. Voici un résumé de cette rencontre trinationale très chargée!

Par André-Philippe Drapeau Picard
Coordonateur de Mission monarque


Sauver le monarque; oui, mais comment? Pour freiner le déclin des populations et préserver le phénomène de sa migration, il faut comprendre les défis auxquels le monarque est confronté le long de son corridor migratoire. Or, même s’il s’agit d’un des insectes les plus étudiés au monde, de nombreuses questions demeurent. Voici des exemples de question que les experts réunis la semaine dernière se sont posé pendant l’atelier organisé par la Commission de coopération environnementale.

Fleurs d’asclépiade commune, l’une des plantes butinées par le monarque adulte.

 

Partager les données

Mission monarque est le seul projet de science citoyenne dédié au monarque au Canada, mais les États-Unis et le Mexique en comptent plusieurs. Les chercheurs des trois pays se sont donc entendus sur l’importance de rendre leurs bases de données compatibles et de mettre en commun toutes les informations récoltées à ce jour.

 

Documenter les ressources en nectar

La chenille du monarque ne mange que de l’asclépiade, mais l’adulte butine plusieurs espèces de plantes nectarifères. Est-ce que le nectar, seule source d’énergie du papillon, est disponible en quantités suffisantes aux moments cruciaux de la vie de l’insecte, tels que la ponte et la migration? Est-ce que le monarque est en compétition avec d’autres insectes pour ce liquide sucré? Pour répondre à ces questions, il faudra d’abord déterminer quelles sont les plantes butinées par le monarque, puis, une fois identifiées, en connaître la répartition et l’abondance. Finalement, il faudra prédire, à l’aide de modèles statistiques, comment le moment et la durée de leur floraison évoluera avec les changements climatiques. Avec ces informations, il sera possible d’identifier les régions et les moments où le nectar pourrait manquer et aménager les habitats en conséquence.

 

La chenille se nourrit de l’asclépiade sur laquelle son œuf a été pondu.

Connaître ses origines

Où naissent les monarques? À ce jour, l’étiquetage a été la méthode la plus utilisée pour répondre à cette question. Malheureusement, des papillons étiquetés, à peine plus de 1% est retrouvé et, ainsi, procure de précieuses informations sur leurs origines. Une approche alternative consiste à étudier la signature isotopique. Les molécules qui composent les ailes des monarques proviennent de l’asclépiade mangée par la chenille sur les sites de reproduction. Certaines de ces molécules portent une «signature», c’est-à-dire qu’elles sont spécifiques à l’endroit d’où elles viennent. Cette méthode est donc très avantageuse, puisqu’elle révèle l’origine de n’importe quel monarque, pas seulement ceux qui ont été marqués au préalable. Connaitre les endroits où le papillon se reproduit est primordial pour la protection de l’espèce.

 

Les chercheurs ont du pain sur la planche! D’ici le prochain atelier trinational sur la conservation du monarque, prévu dans un an, ces questions et d’autres encore les tiendront occupés. De son côté, l’équipe de Mission monarque se prépare pour un autre été rempli de missions en votre compagnie! Vos observations contribueront directement à répondre aux questions posées pendant l’atelier.

2018 : L’équipe de Mission monarque prend des résolutions!

André-Philippe Drapeau Picard: vendredi, 19 janvier, 2018

Par André-Philippe Drapeau Picard
Coordonateur du projet Mission monarque


L’année 2017 a été bien remplie, et nous prévoyons que 2018 le soit tout autant! Le sondage remis aux participants de Mission monarque en 2017 nous a permis d’identifier vos besoins. Voici donc les résolutions de l’équipe pour l’année qui commence.

 

Nous voulons vous revoir en 2018

Si vous avez fait des missions en 2016 ou en 2017, nous aimerions vous revoir en 2018! Vous pouvez retourner à l’endroit d’une mission passée, ou encore vous aventurer dans un nouveau site! Toutes vos observations sont importantes.

 

Photo: Daphné Laurier Montpetit

Faire de vous des chefs de mission

Les chefs de mission sont des personnes motivées qui recrutent des participants et organisent des missions. En 2017, vous avez été près de 200 à suivre la formation. Connaissant votre enthousiasme, nous sommes persuadés que nous pouvons atteindre 500 cette année! Contactez-nous si vous désirez en savoir davantage.

 
 
 
 
 
 

Mobiliser des passionnés de partout en Amérique du Nord!

Vos missions!

La plupart de nos participants proviennent du Québec ou de l’Ontario. Cette année, nous souhaitons bien sûr continuer à avoir des données pour ces deux provinces, mais nous visons un plus grand nombre d’observations dans les autres provinces où le monarque se reproduit, de même qu’aux États-Unis et au Mexique. Nous savons qu’il y a là aussi des passionnés du monarque!

 
 
 

Photo: Daphné Laurier Montpetit

Mobiliser l’énergie des jeunes!

Nous travaillons sur un format de mission adapté aux jeunes des écoles primaires et des camps de jour. L’activité devrait être prête au printemps, juste à temps pour l’arrivée des monarques!

 
 
 
 
 
 

Améliorer notre site web

Le site web de Mission monarque fait peau neuve! Plus simple d’utilisation, il sera en ligne au cours de l’hiver.

 

Au plaisir de vous retrouver cet été pour de nouvelles missions!

L’équipe de Mission monarque