Un été à la recherche de monarques et d’asclépiades

Alessandro Dieni: lundi, 1 juin, 2020

 

Marian MacNair est une jeune chercheuse qui a parcouru pas moins de 6 000 km l’été dernier afin d’étudier le papillon monarque. Découvrez le récit de ses journées fort occupées à compter minutieusement les œufs et chenilles de papillons et durant lesquelles elle fait la rencontre d’entomologistes passionnés!

par Alessandro Dieni, coordonnateur de Mission monarque

et Marian MacNair, journaliste et éducatrice scientifique

 

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Que se passe-t-il dans l’Ouest?

Alessandro Dieni: jeudi, 9 avril, 2020

 

Les papillons monarques peuplent le Canada d’un bout à l’autre. Mais la population de l’Ouest, qui se réduit d’année en année, inquiète les biologistes.

par Alessandro Dieni, coordonnateur de Mission monarque

 

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Quand les monarques se rassemblent

André-Philippe Drapeau Picard: jeudi, 10 octobre, 2019

C’est l’automne et les monarques mettent tranquillement le cap vers le sud. Pendant leur migration, ils font des haltes, parfois en grand nombre. Jetons un coup d’œil sur le phénomène étonnant des rassemblements de monarques.

par André-Philippe Drapeau Picard, coordonnateur de Mission monarque

 

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Plus qu’une simple observation!

André-Philippe Drapeau Picard: mardi, 27 août, 2019

À l’ère de l’information et des technologies mobiles, il est plus facile que jamais d’immortaliser les spectacles que nous offre la nature. Saviez-vous qu’en partageant ces observations d’espèces animales, végétales ou autres, vous pouvez participer à l’avancée des connaissances scientifiques?

par André-Philippe Drapeau Picard, coordonnateur de Mission monarque  

 

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Laissons les monarques dans leur habitat

André-Philippe Drapeau Picard

Les monarques sont parfois prélevés dans leur habitat naturel pour être élevés en captivité. Plusieurs éleveurs veulent ainsi aider cette espèce en péril. Toutefois, il n’est pas certain que cette activité aide vraiment les monarques, au contraire…

par André-Philippe Drapeau Picard, coordonnateur de Mission monarque  

 

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Pourquoi sauver le papillon monarque?

André-Philippe Drapeau Picard: mercredi, 22 mai, 2019

À travers l’Amérique du Nord, on investit des ressources considérables pour protéger le papillon monarque, dont les populations migratrices ont largement diminué depuis 20 ans. Mais pourquoi se donne-t-on autant de mal? Une seule espèce vaut-elle tous ces efforts?

par André-Philippe Drapeau Picard, coordonnateur de Mission monarque  

 

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Quelle est l’asclépiade préférée du monarque?

André-Philippe Drapeau Picard: mercredi, 27 février, 2019

En Amérique du Nord, il y a plus de 90 espèces d’asclépiades, dont quatre sont indigènes au Québec. Les femelles du papillon monarque sont-elles davantage attirées par certaines espèces d’asclépiades pour pondre leurs œufs? Des chercheurs ont mené deux expériences pour répondre à cette question.

par André-Philippe Drapeau Picard, coordonnateur de Mission monarque

 

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Les monarques s’en sont allés

André-Philippe Drapeau Picard: mardi, 12 février, 2019

Fidèles à leur instinct, les monarques ont pris le chemin du Mexique. La migration automnale est une grande aventure à laquelle on estime que seule la moitié des papillons survivent. Avec les changements climatiques, leur défi est encore plus grand…

par André-Philippe Drapeau Picard, coordonnateur de Mission monarque

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Le Blitz 2018 en chiffres

André-Philippe Drapeau Picard: mardi, 11 septembre, 2018

Le Blitz 2018 s’est tenu du 28 juillet au 5 août. Cette année encore, ce fut un succès! Grâce à celles et ceux qui ont partagé leurs observations de monarque et d’asclépiades pendant cette période, nous avons fracassé les records de l’an dernier. Voici quelques statistiques qui témoignent de l’énergie investie par les participants de Mission monarque pendant le Blitz.

par André-Philippe Drapeau Picard, coordonnateur de Mission monarque

24 831

C’est le nombre d’asclépiades qui ont été examinées pour y trouver des chenilles. C’est plus du double de l’an dernier! Comme le monarque ne pond que sur cette plante, il est essentiel d’en connaitre la répartition pour trouver son habitat critique. Il est donc important de rapporter ses observations d’asclépiades, même si on ne trouve pas de monarque!

2 237

Ça, c’est le nombre de chenilles qui ont été observées sur les asclépiades. C’est près de dix fois plus que l’an dernier! En effet, les monarques sont très abondants cet été. C’est bon signe, mais ça ne veut pas dire que la population est rétablie. N’oublions pas qu’en décembre dernier, au Mexique, la même population était à son plus bas en trois ans.

241

Il s’agit du nombre participants. En d’autres mots, c’est vous! Vous avez été près de deux fois plus nombreux que l’an dernier à nous soumettre vos observations.

322

Finalement, voici le nombre d’endroits où des observations ont été faites. Ces endroits sont répartis dans sept provinces canadiennes et neuf états américains. Pas mal! Plus grand est le territoire couvert par vos observations, meilleure est notre connaissance de la répartition du monarque et de l’asclépiade durant sa période de reproduction.

Le Blitz 2018 est terminé, mais les monarques seront encore parmi nous pendant encore quelques semaines avant d’entreprendre leur migration vers le Mexique! Gardez l’œil ouvert et continuez à partager vos observations en grand nombre jusqu’à la fin de l’automne.

Le Blitz est une initiative de la Commission de coopération environnementale. Il était organisé par l’Insectarium d’Espace pour la vie à Montréal, Environnement et Changement climatique Canada , Monarch Joint Venture, le Fish and Wildlife Service des États-Unis et de la Comisión Nacional de Áreas Naturales Protegidas du Mexique.

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Les monarques sont là!

André-Philippe Drapeau Picard: mercredi, 30 mai, 2018

Ils sont de retour! Le 2 mai dernier, la première observation canadienne de monarque pour 2018 a été faite. Le papillon a été vu au parc national de la Pointe-Pelée, au sud de l’Ontario. Comment se compare cette observation à celles des années précédentes? Voyons ce que disent les archives…

Par André-Philippe Drapeau Picard
Coordonnateur de Mission monarque

Monarque butinant sur une verge d’or (Solidago sp.). Photo: André Sarrazin

Au printemps, certaines personnes semblent prises de fièvre et adoptent des comportements étranges. On les voit déambuler dans les éclaircies, équipées de jumelles et de gros appareils photos, regardant tout autour comme si elles se sentaient surveillées. Ce sont les symptômes de la fièvre du monarque!

En effet, nombreux sont ceux qui attendent impatiemment le retour des monarques. Les papillons que nous avons vus partir à l’automne ont passé l’hiver au Mexique, dans les forêts de sapins oyamel. En mars, ils ont quitté ces sites d’hivernage pour entreprendre la migration vers le nord. Toutefois, les monarques qui arrivent au printemps au Canada ne sont pas ceux qui ont passé l’hiver au Mexique, mais leurs descendants nés aux États-Unis.

A marsh at Point Pelee.
Un marais dans le parc national de Pointe-Pelée.

Au Canada, les premières observations de monarques se font généralement en Ontario. Dans l’Atlas des papillons de l’Ontario, qui contient plusieurs milliers d’observations de monarques, le tiers des premières mentions de cette espèce a été faite dans le parc national de Pointe-Pelée. Cela s’explique d’abord par le fait que ce parc est le point le plus au sud de cette province –et du Canada. Ensuite, puisque Pointe-Pelée s’avance dans le lac Érié, cela en fait l’endroit le plus étroit où traverser ce Grand Lac.

L’Atlas des papillons de l’Ontario comprend une cinquantaine années d’observations de monarques. En moyenne, les premières observations canadiennes se font le 13 mai, avec un écart-type de 20 jours. En voir un le 2 mai, comme cette année, est donc un peu tôt, mais pas extraordinaire. En effet, 11 des 48 premières observations répertoriées dans l’Atlas ont été faites en avril!

Et au Québec?

Au Québec, les monarques arrivent environ un mois plus tard. Selon les observations soumises à iPapillon, les premiers monarques sont vus autour du 13 juin. Qu’en sera-t-il cette année? Nous le saurons bientôt! Ouvrons l’œil…

Il est important de faire le suivi des espèces migratrices, surtout celles qui sont préoccupantes comme le monarque, pour anticiper les défis qu’elles pourraient rencontrer. Les changements climatiques, par exemple, peuvent décaler les migrations et accélérer la croissance des végétaux, causant un déphasage entre les migrants et leurs ressources alimentaires.

Toutes ces informations, d’une valeur inestimable, on les connait grâce à des milliers de passionnés comme vous qui partagent leurs observations sur des plateformes de science citoyenne comme Mission monarque. La fièvre du monarque, finalement, c’est une bonne chose!

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